Eglise Notre Dame de l'Assomption

Notre Dame de l'Assomption

Une fiche de renseignement du 20 septembre 1845, sur l’ancienne église, dit que celle-ci n’offre aucun intérêt sous le rapport de l’art et qu’elle est trop petite. Le chœur semble, en effet avoir été agrandi vers 1849. Cet édifice fut partiellement détruit par un incendie le 17 juin 1879. Le sinistre obligea la commune à prévoir une reconstruction complète de l’église, dirigée par l’architecte Alfred-Louis- Hippolyte Poinet de Chalon-sur- Saône. « Bien que la nef et le transept dont les murs sont construits en briques apparentes » aient été reconnus utilisables, pour des raisons esthétiques, on jugea préférable de réédifier tous les murs en pierre de taille (vœu des souscripteurs). Les travaux eurent lieu entre 1883 et 1885.

L’intérieur :

L’église, très sobre, en forme de croix latine, est composée :

-        D’une nef unique de trois travées,

-          D’un transept largement saillant,

-          D’un chœur de deux travées à chevet droit, éclairé d’un triplet en cintre brisé.

La croisée du transept est voûtée de lourdes ogives carrées du type ogives primitives romanes. Toutes les fenêtres sont en cintre brisé, 3 de chaque côté de la nef et 2 à l’extrémité des bras du transept (ces fenêtres sont toutes dotées de vitraux datant de 1942-1943, ceux-ci ont été réalisés sous l’impulsion de l’Abbé Jean-Marie Parriaut, dernier curé résidant à Bruailles de 1931 à mars 1967). L’église est soigneusement appareillée en pierre.

Le mobilier :

En entrant, à gauche :

-          cuve baptismale.

-          Autel baptistère avec tabernacle, entouré de grille.

Dans la nef :

Un chemin de croix polychrome (ateliers Slabbinck à Ars-sur-Formans) offert par une paroissienne en 2006.

Dans la chapelle nord :

Un confessionnal,

Une chaire en bois et grille de communion séparant la nef et le chœur.

Un autel en pierre comportant 6 colonnettes.

Une cathèdre

Une croix en bois de 1996 avec le Christ (œuvre d’artisans locaux)

       

Dans la chapelle sud :

Autel retable en pierre avec le tabernacle surmonté de la Vierge à l’enfant.

Le mobilier n’est pas antérieur au XIX ème s. Il convient toutefois de signaler deux toiles peintes (placées dans chacun des croisillons du transept) :

Côté nord : un saint évêque,

Côté sud : peut-être Saint Louis, ces peintures sont difficilement datables, peut-être du XVIIIème siècle.

Vitraux :                                                                                                    

1 : La mort de St Joseph

2 : La présentation de Jésus au temple,                      

3 : La Visitation de Marie,

4 : La Sainte Famille au travail

5 : La Nativité,

6 : Notre Dame de l’Assomption, datant de 1981 de Paul Duckert, artisan à Taizé (le précédent avait été brisé lors de l’explosion du gazoduc),

7 : L’Annonciation,

8 : Apparition de Notre-Dame de Lourdes,

9 : Le couronnement de la Vierge,

10 : La Pentecôte,

11 : Jésus sur la croix

 plan des vitraux dans l'église

Extérieur :

Un auvent de façade construit en brique, ouvert sur les côtés, ajourés de trois grandes arcades en cintre brisé et d’un oculus.

Le porche de l’église est pavé de plusieurs pierres tombales qui rappellent le souvenir des seigneurs de la paroisse (Garnier des Garets) nobles de Patran.

Le clocher carré, à la croisée du transept, haut d’un étage, est ajouré de deux grandes baies en cintre brisé, par face. Ce clocher rappelle l’ancien « il lui est en tout point semblable sauf la couverture qui sera en ardoises ».

La cloche de l’église a été bénite le 10 juin 1944. A l’extrémité du transept nord se trouve une tourelle pentagonale (montée au clocher).

 A proximité :

Une chapelle funéraire de la famille Duvillard- Grenier, bienfaitrice de la paroisse et de la commune, au nord-ouest de l’église.

La rivière « La Vallière » et le pittoresque pont de la Motte.

Une croix de la mission de 1877, à un carrefour en direction de la mairie, cette croix est un don des habitants de la paroisse de Bruailles.

Anecdote :

Breuil : origine du mot « Bruailles » qui veut dire boisé, broussailleux.

En 1960, lors de l’installation du paratonnerre, le coq a été descendu et reçu dans quelques maisons avant de retrouver sa place au-dessus de la croix.

Source :

Pastorale du Tourisme et loisirs Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon –Juillet 2013